Sortie TMS n° 1053135
Ciné/ La corde au cou
La sortie
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| Intitulé | Ciné/ La corde au cou |
| Date | Lun. 20 avr. 2026 19:50 |
| Heure max d'inscriptionLimite inscription | 1 heure avant (jusqu'au 20 avr. à 18:50) |
| Durée prévisible | Environ 2 heures |
| Places |
5 places (actuellement 2 inscrits)
Sortie suivie par 1 personne |
| Lieu de l'activité | CLERMONT FERRAND (63) |
| Type de sortie | Cinéma - Cinéma |
| Sortie gratuite ? | Non |
| Enfants acceptés ? | Sortie sans enfants |
| Liste complémentaire acceptée ?Liste compl. acceptée ? | NON |
| Access. PMR ? | Oui |
| Non | |
Organisatrice
Présentation de la sortie
Réalisateur : Gus Van Sant
Durée : 1h45
Avec Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Colman Domingo
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Synopsis
Ceci est l’histoire vraie de Tony Kiritsis, un homme ruiné à cause d’un emprunt. A Indianapolis, le 8 février 1977, il kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame 5 millions de dollars et des excuses. La prise d’otage va durer 63 heures, sous les yeux de la télévision locale, puis nationale. L’Amérique se passionne pour cette affaire. Chacun choisit son camp. Tony est-il un criminel, ou simplement une victime qui réclame justice ?
Pour en savoir un peu plus : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=328280.html
Critique abusdecine.com (Source)
Un incroyable fait divers comme base d’une stupéfiante comédie policière
Synopsis du film
Indianapolis, 1977. Tony Kiritsis accuse une société de crédits locale d’avoir détournés des investisseur du terrain qu’il possédait, l’enfermant alors dans une spirale de dettes le menant à la ruine. Le 8 février, il décide de passer à l’action et kidnappe le fils du patron, réclamant 5 millions de dollars et des excuses publiques. La prise d’otage va durer 63 heures…
Ce fut l’une des très belles surprises du dernier Festival de Venise, marquant le grand retour d’un cinéaste engagé et populaire à la fois : Gus Van Sant. Palme d’or pour "Elephant", il est aussi l’auteur de "Harvey Milk", "Restless", et "Promised Land", qui était déjà une comédie fustigeant les puissants, à l’époque les lobbyistes. En prenant comme base un fait divers des années 70, suivi à la télévision par des millions d’Américains, il prend cette fois parti contre les agissements sans foi ni loi des banquiers ou assimilés, faisant de cet événement également une comédie, plutôt jubilatoire. Ceci d’autant plus que l’événement dispose d’une résonance est extrêmement forte aujourd’hui, après l’assassinat d’un patron de compagnie d’assurances en pleine rue, signe d’une rébellion qui couve contre les injustices flagrantes. Mettant en avant le côté presque décalé du personnage, homme simple devenu hargneux et réclamant une forme de réparation, mais aussi étonnant fin stratège, ayant tout préparé dans le détail, et paradoxalement homme ouvert aux autres, foncièrement gentil et même respectueux.
Jouant en permanence du contraste entre les actes l’homme et son caractère premier qui refait surface, ce récit à la David contre Goliath permet à Gus Van Sant de traiter les scènes d’actions à sa sauce, avec des inserts de photos noir et blanc. "La Corde au cou" (du nom du dispositif permettant au personnage de garder l’otage en joue, même en se déplaçant – et belle parabole d’une potentielle chasse, aux escrocs) souligne autant avec humour les incohérences du personnage principal que le sentiment d’injustice face aux banques ou autres usuriers, l’arrogance des riches (Al Pacino, certes avec un rôle réduit, excelle ici dans la cruauté frontale) et la connivence entre notables. A noter qu’il est ici important de rester au générique de fin, les images d’archives diffusées alors, soulignant la véracité des situations représentées au long de l’intrigue, quelle que soit la stupéfaction qu’elles provoquent, tout comme celle des postures du personnage, faisant de ce personnage incarné avec pertinence par Bill Skarsgård un véritable héros de cinéma et de son acte une source de comédie dramatique redoutablement efficace.
Critique bande-a-part.fr (Source)
La Corde au cou relate un célèbre incident survenu à Indianapolis, le 8 février 1977, qui avait octroyé une célébrité temporaire à un certain Tony Kiritsis. Ce dernier, concessionnaire automobile, entre autres activités, avait obtenu un prêt hypothécaire auprès de la Meridian Mortgage Company, afin de faire l’acquisition d’un terrain où il comptait ouvrir un centre commercial destiné aux plus démunis. Ne parvenant pas à attirer l’attention d’investisseurs et à payer ses mensualités, il s’était vu refuser un délai de paiement. Il prit alors en otage le fils du directeur de la banque, lui fixant le canon de son fusil de chasse sur le cou au moyen d’un fin fil de fer (d’où le titre original du film). Les médias de l’Indiana, puis ceux du pays tout entier, avaient vite transformé l’incident en événement national, qui rappelait celui survenu à New York en 1972, porté à l’écran par Sidney Lumet sous le titre d’Un après-midi de chien (Dog Day Afternoon, 1975). Austin Kolodney, après avoir vu le documentaire d’Alan Berry et Mark Enochs (également intitulé Dead Man’s Wire, 2018) sur le fait divers, s’était passionné pour cette histoire et en avait donc écrit un scénario en tout point fidèle aux événements réels.
Gus Van Sant lui a emboîté le pas en alternant dans sa mise en scène des plans de reconstitution très réalistes dans le format 1:1.87, communément pratiqué aujourd’hui, avec d’autres montrant le filmage télévisé de l’événement, lui aussi reconstitué, mais dans le format 1 :1.37 de l’époque, avec un grain et des couleurs moins bien définis. Ce à quoi, suivant l’idée de son monteur Saar Klein, il a ajouté des photos et des images télévisées en noir et blanc datant de 1977, accompagnées de clichés pris lors du tournage impliquant certains des interprètes du film. Un traitement graphique complexe du récit, qui le distingue considérablement de celui, plus naturaliste, du film de Lumet. Un récit plus sophistiqué sur le plan de l’image que l’on retrouve aussi sur celui de la bande-son, qui alterne des interventions off d’un disc-jockey très populaire dans la ville, qu’admire et contacte Tony Kiritsis, afin qu’il le soutienne dans ses revendications. Les chansons d’époque que diffuse le DJ correspondent toutes à l’atmosphère propre à l’action en cours. En particulier celle qui conclut le film, « The Revolution Will Not Be Televised » de Gil Scott-Heron (1971), qui montre bien comment les médias de l’époque s’efforçaient de prendre de plus en plus de pouvoir dans le domaine de la communication, en transformant en spectacle le moindre incident.
Phénomène confirmé quand le reportage sur la conférence de presse du preneur d’otage éclipse la retransmission, elle aussi en direct, de la cérémonie des People’s Choice Awards, qui honorait la carrière de John Wayne. Une forme de manipulation et d’aliénation des masses que Gus Van Sant avait déjà dénoncée dans Prête-à-tout (To Die For, 1995) avec l’affaire Pamela Smart.
Un dix-huitième film de Gus Van Sant qui renoue donc avec la réussite de ses meilleurs opus et dans lequel, comme toujours, ses interprètes nous offrent des prestations d’une très grande justesse. Comme celles de Bill Skarsgård, parfait de nervosité mal contrôlée, dans le rôle de Kiritsis et de Dacre Montgomery dans celui de l’otage Richard Hall, tiraillé entre la peur et le syndrome de Stockholm, tous deux nettement moins âgés que les personnages réels du fait divers. De même que celle de Colman Domingo, le disc-jockey Fred Temple (Fred Heckman dans la réalité, qui n’était pas un DJ afro-américain, mais un présentateur blanc du journal télévisé de la chaîne WIBC-AM d’Indianapolis), dont la contribution dans les négociations de libération de l’otage est cruciale. Sans oublier celle d’Al Pacino, engagé à la dernière minute, dans le rôle très ingrat du directeur de la banque, qui fait part d’un égocentrisme capitaliste éhonté et dont le côté acteur emblématique des années 1970 octroie une forte dimension socio-mythologique à ce retour en force de l’un des meilleurs cinéastes de sa génération.
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FILM EN V.o.s.t.f
TARIF : chacun gère l'achat de son ticket
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Je serai là vers 19h45 / RV au plus tard à 19h55
La séance commence à 20h00
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