Sortie TMS n° 1136528
Ciné / La frappe
La sortie
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| Intitulé | Ciné / La frappe |
| Date | Lun. 7 sept. 2026 19:40 |
| Heure max d'inscriptionLimite inscription | 1 heure avant (jusqu'au 7 sept. à 18:40) |
| Durée prévisible | Environ 2 heures |
| Places | 5 places (actuellement 4 inscrits) |
| Lieu de l'activité | COURNON D AUVERGNE (63) |
| Type de sortie | Cinéma - Cinéma |
| Sortie gratuite ? | Non |
| Enfants acceptés ? | Sortie sans enfants |
| Liste complémentaire acceptée ?Liste compl. acceptée ? | NON |
| Access. PMR ? | Oui |
| Non | |
Organisatrice
Présentation de la sortie
Réalisateur : Julien Gaspar-Oliveri
Genre : Biopic, Drame, Historique, Judiciaire
Durée : 1h45
Avec Diego Murgia, Bastien Bouillon, Romane Fringeli
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Synopsis
Enzo, 19 ans et sa soeur Carla, 20 ans, sont livrés à eux-mêmes depuis plusieurs années. Quand leur père, Anthony est libéré de prison, Enzo voit la promesse fragile d’une famille à reconstruire contrairement à Carla pour qui l’idée reste inconcevable. Rattrapé par son passé, Enzo doit se confronter à une vérité qu’il a trop longtemps gardée pour lui.
Pour en savoir un peu plus : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=314290.html
Critique abusdecine.com (Source)
"La Frappe", passé par les séances spéciales de la Semaine de la critique cannoise, est un film où la violence se fait feutrée, étouffée par l’incapacité à exprimer l’emprise et le poids d'un passé aux impacts invisibles. Amenant forcément à réfléchir sur ce qui fait famille et ce qui détruit une famille, le scénario de Julien Gaspar-Oliveri, autobiographique et donc d’un impressionnant courage, nous immerge auprès d’Enzo, jeune adulte taraudé par la restauration d’un supposé lien de complicité avec la figure paternelle. Les raisons du séjour du père en prison (5 ans) seront vite dévoilées, alors qu’Enzo lui propose de travailler avec lui sur les marchés.
Mais les raisons de la rupture, consommée pour la grande sœur (formidable Romane Fringeli, ici une découverte), iront bien au-delà de la question de l’absence, le personnage interprété avec trouble par Bastien Bouillon ("La Nuit du 12", "A Pied d'oeuvre") semblant cacher derrière son air détaché, une violence sourde. Créant le malaise par plusieurs scènes et suggérant ainsi ce qui ne peut être dit (la scène au tribunal est en soi un aveu d’incapacité à verbaliser), Gaspar-Oliveri lève un coin de voile sur les violences intra-familiales, affirmant l’invisible de l’extérieur comme meurtrier. On ressort du métrage d’autant plus troublé que certaines scènes resteront longtemps en mémoire, l’acteur principal, Diego Murgia ("Sans Pitié", "Dalva"), transpirant la détresse, et le film avançant progressivement par impacts, alors que l’on comprend l’ampleur de l’emprise et des dégâts. Un impactant récit, où les non-dits deviennent évidences, au sens de preuves comme d’éclairage d’un drame face auquel beaucoup sont aveugles ou témoins complices.
Critique reforme.net (Source)
Présenté à la Semaine de la Critique, ce premier film de Julien Gaspar-Oliveri s'immerge avec une rare intensité dans un sujet complexe : les violences sexistes et sexuelles intrafamiliales.
La Frappe nous plonge dans le quotidien d’Enzo et Carla, deux adolescents livrés à eux-mêmes, dans une autonomie forcée. Si Carla étudie, Enzo tente de s’ancrer dans la vie active comme camelot sur les marchés, trouvant refuge auprès de la famille bohème de sa petite amie. Cet équilibre vole en éclats lorsque le père réapparaît après cinq ans de prison. Son retour agit comme un détonateur, réveillant des traumatismes qu’Enzo pensait avoir enfouis à jamais.
Face à ce père fantôme, frère et sœur réagissent de manière diamétralement opposée. Carla se mure dans le refus, rendant le pardon impossible, tandis qu’Enzo s’enferme dans une quête éperdue de reconnaissance. Il s’entête, veut plaire à cet homme, lui prouver sa réussite, quitte à basculer dans un mimétisme troublant — comme s’il imitait pour ne plus en avoir peur. Ce rapprochement toxique creuse un fossé entre lui et sa sœur, jusqu’à ce qu’une phrase, lâchée au détour d’une conversation feutrée, nous confirme l’insoutenable réalité des violences sexistes et sexuelles.
Bastien Bouillon incarne ce père roublard et distant avec une justesse glaçante, face à un duo de jeunes acteurs, Diego Murgia et Romane Fringeli, d’un réalisme saisissant. Ils campent ces enfants mal-aimés, en quête désespérée de repères, dont la réalité est totalement vampirisée par cette figure paternelle toxique.
Là où le sujet aurait pu sombrer dans le pathos ou le bazar émotif, Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre viscérale et organique qui trouve sa grâce dans sa mise en scène. On y sent un réel bonheur de filmer ce tandem en fuite incessante, captant avec finesse le lent revirement d’Enzo et la dignité d’une jeunesse qui tente de se reconstruire sur des décombres.
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TARIF : chacun gère l'achat de son ticket
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Je serai là vers 19h40 / RV au plus tard à 19h45
La séance commence à 20h00
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Les membres qui s'inscrivent à la sortie s'engagent quant à eux à respecter la charte des participants.
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