Sortie TMS n° 1167034
Ciné/ La gravida
La sortie
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| Intitulé | Ciné/ La gravida |
| Date | Lun. 26 oct. 2026 20:20 |
| Heure max d'inscriptionLimite inscription | 1 heure avant (jusqu'au 26 oct. à 19:20) |
| Durée prévisible | Environ 3 heures |
| Places | 5 places (actuellement 4 inscrits) |
| Lieu de l'activité | CLERMONT FERRAND (63) |
| Type de sortie | Cinéma - Cinéma |
| Sortie gratuite ? | Non |
| Enfants acceptés ? | Sortie sans enfants |
| Liste complémentaire acceptée ?Liste compl. acceptée ? | NON |
| Access. PMR ? | Oui |
| Non | |
Organisatrice
Présentation de la sortie
Réalisatrice : Marine Atlan
Genre : comédie, drame
Durée : 2h25
Avec Antonia Buresi, Colas Quignard, Suzanne Gerin
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Synopsis
Un groupe de lycéens français part en voyage scolaire à Naples pour découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. C’est là que le vertige les saisit brutalement. L’un après l’autre, ils se laissent submerger par le désir et la colère jusqu’à s’y abandonner complètement.
Pour en savoir un peu plus : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=318225.html
Critique ecranlarge.com (Source)
La Gradiva est autant un film d’éruption qu’un film d’irruption. Bien que tourné en numérique, il recrée un grain typique de l’argentique, un mouvement au sein de la matière fixe. Tout y devient magma, bouillonnement grondant ressenti sur les corps de ses jeunes personnages, mais aussi sur la roche du Vésuve qu’ils vont visiter, ou sur les statues de marbre qu’ils vont observer dans un musée.
L’irruption, quant à elle, prend d’abord la forme d’un voyeurisme. James (Mitia Capellier-Audat) est en train de coucher avec une camarade de classe dans une cabine de train, aperçu tour à tour par son pote Toni (Colas Quignard) et la discrète Suzanne (Suzanne Gerin). D’un gros plan sur un œil, le regard devient vecteur d’un désir indéfinissable et volatile. Éruption et irruption d’un éveil sexuel joliment incertain et maladroit, qui s’exprime dans toute sa complexité lors d’une des meilleures séquences : l’analyse d’une fresque antique de la Villa des mystères autour d’un rite d’initiation.
Pour autant, Marine Atlan ne cherche aucun systématisme autour de cette classe de terminale, et parvient même à esquiver le panel social attendu d’une telle démarche. Au contraire, l’adolescence qu’elle filme se caractérise par son indécision. Rien n’accroche, en particulier du côté des sentiments. James possède cette force magnétique qui le rend désirable aux yeux de tous (y compris de sa professeure de latin, Madame Mercier), sans jamais que lui puisse investir son propre désir.
C’est la grande idée du film : contraster cette instabilité au cœur d’un territoire qui a conservé de nombreuses traces de son passé antique, un passé pétrifié. Cette permanence vertigineuse ne peut qu’inquiéter cette génération qui attend la sentence forcément injuste et inégalitaire de Parcoursup. Leur avenir est censé s’écrire, se sceller dans une direction au moment même où ils ont l’opportunité d’en explorer d’autres.
Parfois turbulents ou peu concernés par leurs visites, ces ados ont néanmoins la tête toujours remplie de pensées et d’obsessions. Cette alternative, Marine Atlan en tire toute la poésie onirique de sa mise en scène. Ils sont contaminés par la mélancolie chargée de Naples, et par la proximité avec la mort que leur dévoile Pompéi. Leur vie ne fait que commencer, et pourtant, ils sont déjà hantés par cette irruption de la finalité. D’une certaine façon, on pourrait voir en La Gradiva la suite indirecte du Nocturama de Bertrand Bonello, sorti une décennie plus tôt. L’éruption, c’est aussi la fin du monde, celle à laquelle est confrontée cette jeunesse qui espère s’en défendre par tous les moyens à sa disposition.
Contrairement à la tragédie programmée de Bonello, qui condamne ses personnages par leur acte irréversible auprès d’une autorité qui refuse de comprendre leur message, Atlan émet l’espoir d’une écoute, ne serait-ce que dans son approche sensible d’un langage qui évite toute caricature. Ces adolescents ont des choses à dire, à revendiquer, comme on le voit dans cette superbe scène de débat politique, pendant laquelle l’omniprésente Madame Mercier (géniale Antonia Buresi) se tient en retrait, intriguée par l’articulation de leurs argumentaires.
Le film sait que sa brèche tient à l’éternel décalage des voyages scolaires : si la hiérarchie inhérente à l’Éducation nationale reste en place, les règles ne sont plus les mêmes. Les professeurs sont perçus dans une plus grande intimité tandis que les élèves sont amenés vers une plus grande autonomie et, par extension, une liberté qui leur est d’habitude refusée dans ce contexte, et qui ne peut que devenir grisante.
Ce pas de côté s’incarne majoritairement par Toni. Malgré son manque d’investissement apparent, il arrive avec son propre passé à déterrer, celui de ses origines napolitaines, bouleversées par le séisme qui a ravagé la ville en 1980. On comprend alors que le montage de photographies qui introduit le long-métrage provient de ses archives, autre pétrification à laquelle il faudra réinsuffler de la vie, du mouvement. Les battements de cœur de cette adolescence en quête de sens s’accordent avec ceux de la terre, avec ces plaques tectoniques et ces éruptions que Marine Atlan donne à ressentir. La Gradiva n’en est que plus vibrant, comme si on assistait à un film monde fragile, sur le point de s’autodétruire.
Critique franceinfo.fr (Source)
Le film nous embarque dans un voyage jusqu'à Naples et Pompéi sur les traces de la grande histoire dans les pas d'un adolescent en quête de vérité sur un secret de famille.
Avec ce premier long-métrage comme réalisatrice, la directrice de la photographie et scénariste Marine Atlan a décroché le Grand Prix à la Semaine de la critique au Festival de Cannes 2026, puis le prix d'Ornano-Valenti au Festival du cinéma américain de Deauville. Ce premier long-métrage faisait aussi partie des cinq films présélectionnés pour représenter la France aux Oscars, au côté notamment de La Bataille de Gaulle. L'Âge de fer. La Gradiva sort dans les salles mercredi 21 octobre.
Des jeunes lycéens en classe de terminale partent en voyage scolaire à Naples avec leurs professeurs. Au cours de ce périple, ils découvrent Pompéi, ses fresques et ses corps pétrifiés par l'éruption du Vésuve. C'est l'année du bac et ils attendent ce que l'oracle Parcoursup va leur annoncer pour leur avenir. À l'orée d'une nouvelle vie qui s'ouvre à eux, ces jeunes gens sont aussi à l'âge des amitiés indéfectibles, des doutes, des questions, des premiers émois sexuels et amoureux…
Le film s'ouvre sur des photographies. Sur l'un des clichés, une famille immortalisée devant une belle demeure, sur un autre, le visage d'une jeune femme. On imagine des choses. On comprendra plus tard ce qu'elles racontent. En attendant, dans cette troupe de lycéens et lycéennes, on s'attache particulièrement à Toni (Colas Quignard), jeune homme plein de charme et de colère, qui attend de ce voyage bien plus que les autres.
Sa mère vient d'ici, de Naples. Employée dans une riche famille napolitaine, elle a perdu l'amour de sa vie, le fils de famille, lors du tremblement de terre de 1985. Désespérée, enceinte, elle a quitté le pays et s'est installée en France. Toni est le fruit de cet amour, et c'est lui qui raconte cette histoire à ses copains, fanfaron, dans le train qui les emmène vers Naples.
"Tout est sale en fait"
Ce voyage est pour Toni l'occasion de marcher dans les pas d'un passé qui n'est jamais vraiment passé, et dont il ne connaît que ce qu'on a bien voulu lui raconter. Toni est un peu à part, plus mûr, plus sombre et plus secret que les autres. Il est le meilleur ami du plus populaire des garçons de la bande, James (Mitia Capellier-Audat), au centre des conversations et des fantasmes des filles. Comme Toni, Suzanne (Suzanne Gerin), mal dans son corps, est un peu à l'écart des logiques de groupe. Elle sera celle qui saura saisir ce que Toni cache derrière son sourire de beau gosse et ses provocations. "Tout est sale en fait", lâche le garçon quand le rideau du roman familial finit par se lever.
"Il y a quelque chose dans le film qui tourne autour du vide et du vertige suscité par ce qu'on ne peut pas savoir, sur ce que l'on ne saura peut-être jamais, et par toutes ces vérités qui sont perdues. On est face à des personnages qui sont dépossédés", explique Marine Atlan dans un entretien à franceinfo Culture.
Le film dessine la jeunesse à travers le destin de personnages singuliers, avec leur propre histoire, leur propre trajectoire, mais aussi comme les représentants d'une génération, celle des lycéens d'aujourd'hui, qui subissent les turbulences du présent et les angoisses d'un avenir sans horizon. Cette jeunesse qui, depuis quelques semaines, est dans la rue.
En filigrane de ces moments de vie captés par la caméra, le film rend compte d'un déterminisme social toujours à l'œuvre. "J'avais envie d'aller questionner ce mythe de la méritocratie, de l'école émancipatrice, d'aller regarder ça frontalement", confirme la réalisatrice à franceinfo Culture. Mais s'il dessine une jeunesse d'aujourd'hui, le film est aussi traversé par des questionnements universels, propres à cet âge plein de doutes, le corps en ébullition.
"Le casting a duré deux ans"
Si cette fresque nous emmène sur les traces d'un destin singulier, celui d'un adolescent marqué par une histoire transfigurée par le récit familial, il nous emmène aussi dans les pas d'un passé plus collectif, celui des mythes et de l'Histoire, avec un grand "H, dans les ruines de Pompéi, et d'un héritage culturel que tentent de transmettre les professeurs à leurs élèves.
"Je crois que j'avais envie de raconter quelque chose de l'ordre de l'héritage, de ce qui se passe quand on a 17 ans, que l'on se sent tout-puissant et que l'on a une force de vie immense. Je voulais parler de ce moment où l'on prend conscience qu'on appartient à un temps plus grand que celui de sa propre vie et que notre histoire s'inscrit dans une histoire à la fois singulière, dans les généalogies, mais aussi collective", confie la réalisatrice dans un entretien à franceinfo Culture.
Comment saisir ce passé, si ce n'est par des récits, ceux que l'on raconte ou que l'on se raconte ? Cette question du récit, au cœur du film, est mise en scène dans une réalisation qui conjugue habilement un naturalisme proche du documentaire, et une approche plus romanesque, presque chimérique de la narration.
"L'idée était de faire jouer constamment l'imaginaire du spectateur, de la spectatrice, avec des mots, mais aussi avec la mise en scène, comme des plans sur un ciel bleu et l'apparition des nuages pour évoquer l'éruption du Vésuve", avance la réalisatrice à franceinfo Culture.
Le film, choral, est servi par une bande de jeunes comédiens, inconnus et prometteurs. "Le casting a duré deux ans : on est allés devant des lycées, dans des écoles de théâtre. J'avais envie de visages qu'on n'a pas forcément l'habitude de voir dans le cinéma français", explique la réalisatrice.
Marine Atlan ose le contre-pied d'une tendance à la vitesse, à l'efficacité d'un cinéma formaté par les séries. En imposant un rythme, celui d'un voyage dans lequel on se laisse porter avec bonheur, La Gradiva perce l'âme d'une jeunesse en quête d'un monde moins "sale", et nous bouleverse par sa justesse, son intelligence, sa beauté et son humanité. La Gradiva est un film qui ressemble à la vie dans ce qu'elle a de plus beau, de plus fragile, de plus tragique aussi. Une pépite.
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TARIF : chacun gère l'achat de son ticket
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Je serai là vers 20hh15 / RV au plus tard à 20h20
La séance commence à 20h30
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Les membres qui s'inscrivent à la sortie s'engagent quant à eux à respecter la charte des participants.
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